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Cette coupole a été construite en 1931 par l'architecte niçois Honoré Aubert, afin d'accueillir une lunette de 25 cm de diamètre construite par Zeiss, donnée à la France par l'Allemagne au titre de dédommagement de guerre. Le plancher est à 7 mètres du sol, ce qui permet de s'affranchir quelque peu de la turbulence due aux variations thermiques. L'astronome niçois Alexandre Schaumasse fut nommé responsable de cet instrument, baptisé "le chercheur de comètes" pour son grand champ, mais à cause de sa lentille "largement pourvue d'aberrations" ('Robert Jonkheere - Journal des observateurs'), celui-ci n'a jamais permis de publications sérieuses. En 1951, le 'chercheur de comètes' a été déplacé et mis en parallèle à la grande lunette de l'Observatoire de Nice, où il se trouve toujours. ![]() Alexandre Schaumasse |
En 1966, sous l'impulsion du directeur de l'Observatoire Jean-Claude Pecker, la coupole a abrité un nouvel instrument et sa monture, la caméra Antarès, une chambre photographique équipée d'un jeu complexe de lentilles de 30 cm de diamètre, permettant de faire des observations de satellites artificiels![]() Photographie du satellite Pageos en 1974. Un obturateur masque régulièrement l'image pour déterminer la vitesse angulaire du satellite |
![]() La caméra Antarès sur sa monture 4 axes, conçue pour suivre les satellites dans n'importe quelle direction |
![]() La crête de l'Observatoire de Nice en 1966. Au fond, le bâtiment abritant autrefois la lunette méridienne, avec la Grande Coupole en arrière-plan. ©Photothèque de l'OCA |
![]() Coupole Schaumasse et Equatorial coudé, avant 1966. Le coudé est une lunette construite par Gautier et Villard en 1892 d'après des plans de Loewy, équipée d'une lentille de 40 cm due aux frères Henry. Depuis 1994, l'association Novae gère cet instrument. C'est avec le Coudé qu'Alexandre Schaumasse découvrit la comète 24P/Schaumasse en décembre 1911. Au fond à droite, on aperçoit la coupole Charlois en contrebas. ©Photothèque de l'OCA |
| La caméra Antarès a fonctionné jusqu'à au milieu des années 70, et en 1981, elle fut remplacée par un télescope Cassegrain de 40 cm de diamètre et de 6m de focale (La monture n'a pas été remplacée). Ce télescope, le seul de l'Observatoire de Nice, reste baptisé "télescope Schaumasse", meme si Alexandre Schaumasse n'a jamais utilisé ni le tube, ni la monture... Pendant plusieurs années, une caméra à comptage de photons a été placée au foyer de l'instrument afin de mesurer précisément l'intensité des étoiles au moment d'une occultation par la Lune. Ce procédé, tenant compte de la faible vitesse de déplacement de la Lune, permet de mesurer des diamètres d'étoiles ou des séparations d'étoiles doubles. Ces travaux ont été réalisés par Georges Helmer et Geneviève Amieux, entre autres. ![]() L'étoile double SAO 79704 avec le télescope Schaumasse |
![]() Le cassegrain de 40 cm, sur la monture de la caméra Antarès |
![]() L'astéroide 2382 Nonie en 2005 |
Depuis 2007, la coupole et le télescope ont été pris en charge par l'association AQUILA dans le cadre d'une convention avec l'Observatoire de la Côte d'Azur. Le support du miroir secondaire a été enlevé pour permettre de placer une caméra CCD au foyer du miroir primaire, ce qui réduit la focale du télescope à 2m (au lieu de 6m en configuration cassegrain). Le champ ainsi obtenu permet de réaliser des mesures de photométrie sur des astéroïdes ou des exoplanètes. |
![]() Probablement l'un des 1ers plans conçus par Honoré Aubert pour la coupole du Chercheur de comètes |
![]() Plan définitif de la coupole |
![]() Plan définitif de la coupole et de la lunette Zeiss |
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